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Accueil » Congés payés : 25 ou 30 jours, le compteur ne ment pas
Emploi

Congés payés : 25 ou 30 jours, le compteur ne ment pas

SamuelPar Samuel21 août 2026Mise à jour:21 août 2026Aucun commentaire10 Minutes de Lecture
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A textile factory worker reading papers at a desk in an industrial setting.
Photo de EqualStock IN sur Pexels.
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25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables peuvent désigner les mêmes cinq semaines de congés. Le piège se trouve dans le samedi, les jours fériés et les absences qui ne produisent pas toutes les mêmes droits.

25 ou 30, le compte est bon

L’article L3141-3 du Code du travail prévoit l’acquisition de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Lorsque les douze mois ouvrent des droits au rythme normal, cela représente 30 jours ouvrables, soit cinq semaines de congés.

De nombreuses entreprises utilisent pourtant les jours ouvrés sur le bulletin de paie. Pour une organisation du lundi au vendredi, une année complète correspond alors à 25 jours ouvrés. Le salarié dispose toujours de cinq semaines de congés, mais le compteur ne parle pas la même langue.

Mode de décompte Jours comptés Repère annuel
Jours ouvrables En principe du lundi au samedi, sauf repos hebdomadaire et jours fériés habituellement chômés 30 jours
Jours ouvrés Jours habituellement travaillés dans l’entreprise, souvent du lundi au vendredi 25 jours

La conversion suit un ratio simple : 30 jours ouvrables multipliés par 5 puis divisés par 6 donnent 25 jours ouvrés. Le passage à un décompte en jours ouvrés est possible si le résultat reste au moins aussi favorable que le décompte légal.

Le chiffre change, la durée minimale reste de cinq semaines.

Une convention collective ou un accord d’entreprise peut accorder davantage de congés, notamment en fonction de l’ancienneté. Il ne peut pas réduire le droit légal applicable à une année complète.

Ouvrable, ouvré, calendaire : trois mots, zéro pause

Un jour ouvrable est un jour qui peut être légalement travaillé, à l’exception du jour de repos hebdomadaire et des jours fériés habituellement non travaillés. Dans une organisation classique, il s’agit du lundi au samedi.

Un jour ouvré correspond à un jour habituellement travaillé dans l’entreprise. Une société ouverte du mardi au samedi compte ainsi cinq jours ouvrés, même si le samedi fait partie de la semaine de travail.

Un jour calendaire comprend tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et les jours fériés. Cette unité intervient notamment dans certains délais et préavis, mais elle ne constitue pas le décompte habituel des congés payés.

Le samedi, ce figurant qui vole la scène

Le samedi peut être décompté alors que le salarié ne travaille jamais ce jour-là. Dans une entreprise qui raisonne en jours ouvrables, une absence du lundi au dimanche, sans jour férié, peut coûter six jours : du lundi au samedi.

Avec un décompte en jours ouvrés du lundi au vendredi, la même semaine coûte cinq jours. La durée d’absence est identique, mais le nombre retiré du compteur change. Oui, le samedi s’invite encore dans une histoire où personne ne l’avait convié.

Le bulletin de paie et la convention collective doivent donc être lus ensemble. Le texte applicable peut fixer une méthode différente ou accorder des jours supplémentaires.

Le bulletin de paie passe au révélateur

man in white and gray pinstripe dress shirt wearing gold framed sunglasses
Photo de Beth Macdonald sur Unsplash.

Commencez par repérer l’unité utilisée et le rythme d’acquisition. Une ligne indiquant 2,5 jours par mois renvoie généralement aux jours ouvrables. Une acquisition d’environ 2,08 jours par mois correspond souvent à un décompte en jours ouvrés, puisque 25 jours répartis sur douze mois donnent 2,083 jours.

Sur une année complète, les deux repères sont donc 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés. Un autre solde n’est pas automatiquement erroné : il peut tenir compte de droits supplémentaires, d’une période de référence différente ou d’une acquisition incomplète. Le service RH doit toutefois pouvoir expliquer la méthode retenue.

La période d’acquisition ne se confond pas avec la période de prise. À défaut de règle particulière, les droits sont acquis du 1er juin au 31 mai de l’année suivante. L’article L3141-13 du Code du travail impose que la période de prise englobe la période du 1er mai au 31 octobre. Un accord collectif peut organiser ces périodes selon d’autres modalités, dans le respect du cadre légal.

Cette distinction explique l’écart entre un solde acquis et un solde disponible. Des jours peuvent être acquis mais ne pas encore être ouverts à la prise habituelle. À l’inverse, des congés peuvent avoir été pris par anticipation avec l’accord de l’employeur.

Les trois lignes à demander aux RH

Demandez l’unité de décompte, la période de référence et le texte qui fixe la règle dans l’entreprise. Avec ces trois éléments, le compteur arrête de ressembler à une énigme de concours.

Les absences ne jouent pas toutes dans la même équipe

Une absence peut continuer à produire des droits à congés lorsqu’un texte l’assimile à du travail effectif. D’autres absences interrompent en principe l’acquisition. Le solde ne se calcule donc pas uniquement en multipliant le nombre de mois écoulés par 2,5.

La loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 a modifié les règles applicables aux arrêts maladie non professionnels. Ces périodes ouvrent droit à deux jours ouvrables de congés payés par mois d’arrêt, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence. Pour une période antérieure à cette réforme, la date de l’arrêt et la période concernée doivent être vérifiées avant tout recalcul.

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, l’acquisition suit le rythme normal de 2,5 jours ouvrables par mois, sans la limite d’un an qui existait auparavant. Les congés de maternité, de paternité et d’adoption sont également assimilés à des périodes permettant l’acquisition complète des congés, conformément à l’article L3141-5 du Code du travail.

Un congé sans solde, un congé sabbatique ou une absence injustifiée ne génère en principe pas de nouveaux jours pendant la période concernée, sauf disposition plus favorable. Chaque absence doit donc être rattachée à sa règle propre.

Un arrêt maladie ordinaire ne signifie plus automatiquement zéro jour de congé.

Temps partiel, même compteur, autre tempo

a white wall with many clocks on it
Photo de Donald Wu sur Unsplash.

Le temps partiel ne divise pas par deux le nombre de jours acquis. Un salarié à 80 % acquiert en principe le même nombre de jours de congés qu’un salarié à temps plein pour un mois ouvrant des droits, soit 2,5 jours ouvrables dans le décompte légal.

La différence apparaît au moment de la rémunération. L’indemnité de congés est calculée à partir de la rémunération due au salarié selon son contrat à temps partiel, et non sur un salaire théorique à temps plein.

Le nombre de jours retirés lors de la prise dépend ensuite du système de décompte et de la répartition du temps de travail. Selon l’article L3141-14 du Code du travail, le calcul part du premier jour où le salarié aurait dû travailler et se termine la veille de la reprise, en comptant les jours ouvrables concernés.

Le jour férié demande lui aussi un contrôle. S’il tombe pendant les congés et qu’il est habituellement chômé dans l’entreprise, il n’est en principe pas décompté. S’il est normalement travaillé, il peut être retiré du compteur. Pour le jeudi de l’Ascension, une absence du lundi au dimanche peut ainsi coûter cinq jours ouvrables ou quatre jours ouvrés lorsque le jour férié est chômé.

Fin de contrat, les jours ne font pas leurs valises

À la rupture du contrat, les congés acquis et non pris donnent en principe droit à une indemnité compensatrice. Cela concerne notamment la démission, le licenciement, la rupture conventionnelle et la fin d’un CDD. Le montant doit apparaître sur les documents de fin de contrat et le solde de tout compte.

Pour calculer cette indemnité, l’employeur compare le maintien de salaire et la règle du dixième, puis retient la méthode la plus favorable au salarié, conformément à l’article L3141-24 du Code du travail. Le maintien de salaire correspond à ce que le salarié aurait perçu s’il avait travaillé pendant ses congés. La règle du dixième représente 10 % de la rémunération brute de la période de référence, avec les éléments qui doivent entrer dans l’assiette.

Les heures supplémentaires, certaines majorations et des primes liées au travail peuvent entrer dans le calcul du dixième. Une prime qui rémunère déjà l’année entière, congés compris, peut en revanche être exclue pour éviter un double compte. Le montant exact dépend de la rémunération, des jours déjà pris et de la convention collective.

Le test des cinq minutes, sans calculatrice de compétition

Un contrôle rapide permet de repérer une incohérence avant de demander une correction. Il ne remplace pas l’analyse d’une convention collective ou d’un bulletin complexe, mais il fournit un premier cadre.

  1. Repérez l’unité : vérifiez si le compteur est exprimé en jours ouvrables ou en jours ouvrés.
  2. Contrôlez la période : vérifiez si l’entreprise suit la période habituelle du 1er juin au 31 mai ou une période fixée par accord.
  3. Comparez l’acquisition : sur une année complète, le repère est de 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés, hors droits supplémentaires.
  4. Recomptez les absences : contrôlez les samedis, les jours fériés et les dates de reprise.
  5. Classez les périodes assimilées : maladie non professionnelle, accident du travail, maladie professionnelle, maternité, paternité et adoption ne suivent pas toutes la même règle.
  6. Vérifiez la sortie : en cas de fin de contrat, comparez les jours acquis, les jours pris et l’indemnité compensatrice versée.

Une différence de cinq jours entre un compteur en jours ouvrables et un compteur en jours ouvrés peut être parfaitement normale. En revanche, un compteur de 25 jours présenté comme des jours ouvrables, sans droits complémentaires ni justification collective, peut être inférieur au minimum légal.

En cas d’écart persistant, demandez le détail du calcul par écrit et consultez la convention collective applicable. Si le désaccord porte sur un rappel de salaire, une rupture ou un délai de réclamation, un défenseur syndical ou un avocat en droit du travail pourra préciser la démarche. L’inspection du travail peut aussi orienter le salarié sur les règles applicables.

Le samedi peut compter sans travailler. Pas franchement intuitif, ce compteur, mais le calcul reste vérifiable ligne par ligne.

Sources et références scientifiques
  1. Martin Geffrault. Congés payés 25 vs 30 jours : comprendre ton compteur. 2026.
  2. Contributeurs aux projets Wikimedia. film français de Tarek Boudali sorti en 2020. 2020.
  3. Notes et références.
  4. ↑ Pascal 09/07 11h26, « Bande-annonce de la comédie 30 jours max, de et avec Tarek Boudali. », sur, 9 juillet 2020 (consulté le 4 septembre 2020)..
  5. ↑ « Teaser 30 jours Max: après Epouse-moi mon pote, la nouvelle comédie de Tarek Boudali », sur Allociné, 9 juillet 2020 (consulté le 13 juillet 2020).
  6. ↑ Annonce de la liste des avant-premières par le distributeur Studiocanal.
  7. ↑ « Après Épouse moi mon pote, Tarek Boudali prépare une comédie policière », sur Allociné, 21 janvier 2019 (consulté le 13 juillet 2020).
  8. ↑ « Début de tournage pour le film “30 Jours max” », sur La lettre de l'audiovisuel, 18 octobre 2019 (consulté le 13 juillet 2020).
  9. ↑ « 30 Jours max (2020) », sur Val-d'Oise – Terre de cinéma, 18 octobre 2019 (consulté le 13 juillet 2020).
  10. ↑ « CONCOURS D'ANECDOTES #6 vs PHILIPPE LACHEAU & TAREK BOUDALI », sur, 23 juin 2019.
  11. ↑ « 30 jours max: Critique presse ».
  12. ↑ AlloCine, « 30 jours max: Les critiques presse » (consulté le 21 février 2022).
  13. ↑ « Pourquoi il faut aller voir “30 Jours Max”, la nouvelle comédie de Tarek Boudali », sur GQ France (consulté le 17 novembre 2020).
  14. ↑ « « 30 jours max » : service minimum », sur LA VDN, 13 octobre 2020 (consulté le 17 novembre 2020).
  15. Alexandra MARION. Décompte des congés payés : différences entre jours ouvrables/ouvrés. 2023.
  16. 30 jours max – Film 2019 – AlloCiné.
  17. Congés payés acquis 2026 : calcul jours et ICCP.
  18. 30 jours à partir d'aujourd'hui.
  19. S-Paie. Congés payés : jours ouvrés / jours ouvrables.
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Moi c'est Samuel, je suis diplômé dans les ressources humaines et j'ai travaillé des dizaines d'années. J'ai créé ce blog pour vous aider à avancer dans la vie professionnelle et dans la vie privée !

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