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Accueil » Rémunération des jours fériés : ce que le Code du travail vous donne vraiment droit
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Rémunération des jours fériés : ce que le Code du travail vous donne vraiment droit

SamuelPar Samuel17 mai 2026Aucun commentaire18 Minutes de Lecture
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Un salarié sur trois se trompe sur ses droits: pourquoi les jours fériés restent un angle mort de la paie

Selon une enquête Ipsos pour ADP publiée en 2024, près de 30 % des salariés ne connaissent pas précisément leurs droits en matière de salaire, jours fériés inclus. Le sujet reste flou alors que la France compte 11 jours fériés légaux, sans parler des spécificités en Alsace-Moselle ou dans les DOM. Sur le terrain, ce flou se traduit par des erreurs de paie, des heures récupérées au doigt mouillé, et parfois des litiges prud??homaux pour quelques dizaines d??euros qui auraient pu être évités avec une règle claire appliquée dès le départ.

Payroll document with calendar and highlighted public holiday dates
Photo : RDNE Stock project / Pexels

Le Code du travail encadre pourtant la rémunération des jours fériés de manière assez stricte, surtout pour le 1er mai</strong. Le reste se joue entre conventions collectives, accords d??entreprise et usages internes. Un cadre au forfait jours, une vendeuse à temps partiel en commerce de détail et un serveur en restauration travaillent tous un jour férié, mais ils ne touchent pas la même chose. Certains seront payés double, d??autres au taux normal avec un repos compensateur, d??autres sans aucun plus.

Ce guide s??appuie sur les textes officiels du ministère du Travail, du site Service-public.fr, des fiches du Code du travail numérique, plus des analyses de cabinets comme Baker Tilly, Combo, Factorial ou Compta Online. L??objectif est simple: traduire ces règles en scénarios concrets ch?mé/travaillé, temps plein/temps partiel, CDI/intérim, pour que vous sachiez exactement ce que vous devez voir apparaître sur votre bulletin de paie quand un jour férié tombe.

Le cadre légal: ce que disent vraiment le Code du travail et les sites officiels

Le point de départ se trouve dans les articles L3133-1 et suivants du Code du travail, complétés par les fiches pratiques du ministère du Travail et de Service-public.fr. La France compte 11 jours fériés légaux au niveau national: 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentec?te, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre, Noël. En Alsace-Moselle, il faut ajouter le Vendredi saint (dans certaines communes) et le 26 décembre.

Sur ces 11 jours, un seul est obligatoirement ch?mé dans le secteur privé: la Fête du travail, le 1er mai. Service-public.fr et le site travail-emploi.gouv.fr le rappellent noir sur blanc. Pour tous les autres jours fériés, l??entreprise peut décider de faire travailler les salariés, sauf si un accord collectif ou un usage prévoit que ces jours sont ch?més.

Le ministère du Travail précise que:

    • le 1er mai ch?mé ne doit entraîner aucune perte de salaire, sans condition d??ancienneté;
    • les autres jours fériés ch?més donnent droit au maintien de salaire pour les salariés ayant au moins 3 mois d??ancienneté, règle confirmée par Service-public.fr et par de nombreux sites RH comme Compta Online ou Factorial;
    • pour un jour férié travaillé autre que le 1er mai, la loi ne prévoit aucune majoration, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Le Code du travail numérique, géré par le ministère, résume la situation de façon très directe: le 1er mai, c??est ch?mé et payé, ou payé double si travaillé. Pour les autres jours, tout dépend de l??ancienneté, de la convention collective, de l??accord d??entreprise et de la pratique en vigueur.

Des sites spécialisés comme Juritravail, CFDT ou Adequasys détaillent les cas particuliers: travail de nuit chevauchant un férié, salariés au forfait jours, travailleurs temporaires, règles spécifiques dans certains secteurs comme les h?tels-cafés-restaurants. Ces sources convergent sur un point: beaucoup de salariés se voient appliquer des règles « maison » qui ne respectent pas toujours la loi, souvent par ignorance plut?t que par mauvaise foi.

1er mai: le seul jour férié obligatoirement ch?mé et payé double s??il est travaillé

Le 1er mai a un statut à part, tiré de l??article L3133-4 du Code du travail. Le site travail-emploi.gouv.fr le répète: ce jour est obligatoirement ch?mé dans le secteur privé, sauf pour les activités qui ne peuvent pas être interrompues, comme les h?pitaux, les transports publics, certains h?tels, les usines à feu continu.

Deux cas se présentent.

1er mai ch?mé: salaire maintenu, aucun prétexte pour baisser la paie

Quand l??entreprise ferme ou ne planifie pas de travail le 1er mai alors que ce jour tombe un jour habituellement travaillé, le salarié ne perd aucun centime. Pas de condition d??ancienneté, pas d??obligation de présence la veille ou le lendemain. Service-public.fr parle d??un jour férié non travaillé et payé. Compta Online rappelle que cette protection s??applique aux salariés mensualisés à temps plein comme à temps partiel.

Si le 1er mai tombe un dimanche et que le salarié ne travaille jamais le dimanche, il n??y a pas de salaire supplémentaire. Le droit français ne « recrée » pas un jour férié ailleurs dans la semaine pour compenser. Le 1er mai suit la même logique que les autres fériés sur ce point: si le jour férié tombe sur un jour o? vous ne travaillez pas habituellement, il n??a pas d??effet sur votre paie.

1er mai travaillé: rémunération doublée, obligation pénale pour l??employeur

Quand un salarié travaille le 1er mai dans un service qui ne peut pas fermer, l??article L3133-6 prévoit une indemnité égale au salaire de cette journée, en plus du salaire habituel. Autrement dit, le travail du 1er mai est payé double. Juritravail, Compta Online, Adequasys, Factorial et Fortify donnent tous la même lecture: salaire du jour + indemnité équivalente, à la charge directe de l??employeur.

Employee working in a service industry on a public holiday
Photo : IAN / Pexels

Concrètement, un salarié au SMIC horaire à 11,88 euros (valeur depuis le 1er novembre 2024, donnée par Compta Online) qui travaille 7 heures le 1er mai doit toucher:

    • 7 h x 11,88 euros = 83,16 euros de salaire « normal » du 1er mai;
    • + 83,16 euros d??indemnité spéciale 1er mai;
    • soit 166,32 euros brut pour la journée.

L??employeur qui ne paye pas cette indemnité se met en faute. Compta Online rappelle la sanction: contravention de 4e classe, soit 750 euros par salarié concerné. En cas de contr?le de l??inspection du travail ou de litige prud??homal, le risque financier grimpe vite si plusieurs salariés sont concernés sur plusieurs années.

Pour les travailleurs de nuit qui couvrent une partie du 1er mai, les choses se compliquent un peu. Factorial précise que les heures effectuées pendant la tranche du 1er mai sont payées double, même si le reste de la nuit appartient au 30 avril ou au 2 mai. Les logiciels de paie sérieux gèrent ce découpage horaire, mais sur le terrain, ce point reste une source fréquente d??erreurs, surtout dans les petites structures.

Autres jours fériés ch?més: maintien de salaire sous conditions d??ancienneté

Pour les jours fériés hors 1er mai, la règle centrale figure à l??article L3133-3 et sur Service-public.fr: les jours fériés ch?més ne doivent pas entraîner de perte de salaire pour les salariés qui cumulent au moins 3 mois d??ancienneté dans l??entreprise ou l??établissement. Compta Online, Baker Tilly et Fortify reprennent cette règle dans leurs fiches 2025-2026 sur les jours fériés.

Ce maintien de salaire ne s??applique pas à tout le monde. Les textes officiels excluent plusieurs catégories:

    • salariés travaillant à domicile;
    • salariés intermittents;
    • salariés temporaires (intérim) pour ce qui concerne cette règle générale, même si des dispositions spécifiques existent pour l??intérim par ailleurs.

Les conventions collectives peuvent être plus généreuses que la loi. Dans certains secteurs, on trouve un maintien de salaire sans condition d??ancienneté, voire des jours fériés « garantis » supplémentaires. Le site Combo, spécialisé CHR, rappelle par exemple que dans l??h?tellerie-restauration, certains jours fériés sont garantis avec compensation particulière, salaire doublé ou repos.

Un point qui crée encore des confusions: avant la simplification du droit, le maintien de salaire pour un jour férié ch?mé dépendait de trois conditions cumulatives, rappelées par Factorial et Adequasys:

    • avoir travaillé au moins 200 heures dans les deux mois précédant le jour férié;
    • être présent le jour ouvré précédant le jour férié;
    • être présent le jour ouvré suivant le jour férié.

Ces conditions ont disparu. Des employeurs ou des services RH s??y réfèrent encore, ce qui crée des retenues illégales sur salaire. Si un salarié remplit les 3 mois d??ancienneté, un jour férié ch?mé ne peut plus justifier une baisse de paie au motif d??une absence la veille ou le lendemain.

Pour un temps partiel, le maintien de salaire se calcule au prorata. Un salarié à 50 % qui devait travailler 3,5 heures le jour férié ch?mé touche 3,5 heures payées, pas une journée complète de 7 heures. Le site Factorial précise que l??indemnité se calcule selon la moyenne journalière des sommes perçues sur la période de référence quand la rémunération comprend des variables comme les primes ou les commissions.

Autres jours fériés travaillés: pas de majoration légale, sauf si la convention ou l??entreprise sont plus généreuses

Le cœur du malentendu vient de là. Le Code du travail, via le ministère et la CFDT, est clair: pour un jour férié autre que le 1er mai, aucune majoration de salaire ni repos compensateur ne sont prévus par la loi. Juritravail, Compta Online, Adequasys et le site de la CFDT le rappellent avec la même formulation: le salarié qui travaille un jour férié « ordinaire » touche son salaire habituel, point.

Concrètement, un salarié payé 2 500 euros brut mensuels sur 35 heures hebdomadaires qui travaille le 8 mai, jour normalement travaillé dans l??entreprise, touche exactement la même chose que si le 8 mai était un jour lambda. Aucune ligne « majoration férié » n??apparaît sur le bulletin, sauf si un accord collectif prévoit une rémunération supérieure.

La nuance critique vient des conventions collectives et des accords d??entreprise:

    • la CCN de l??animation, citée par Juritravail, prévoit que le travail les jours fériés donne droit soit à une récupération majorée de 50 %, soit au paiement des heures avec une majoration de 50 %;
    • dans les CHR, Combo rappelle qu??un jour férié « garanti » travaillé peut être payé double ou compensé par un repos, selon la convention;
    • des accords d??entreprise fixent parfois une majoration à +25 %, +50 % ou un repos compensateur pour chaque jour férié travaillé.

Un cas pratique qui revient souvent: un salarié du commerce travaille le 11 novembre. La convention collective prévoit une majoration de 100 % pour les jours fériés travaillés, mais le bulletin de salaire affiche le taux normal. Pour corriger la situation, il faut se référer au texte de la convention et calculer la différence. Sur six années de prescription, le manque à gagner peut devenir sérieux.

C?té gestion du temps, les jours fériés travaillés n??entrent pas automatiquement dans le calcul des heures supplémentaires, sauf si le temps de travail hebdomadaire dépasse la durée légale de 35 heures ou la durée contractuelle. Compta Online rappelle que les jours fériés ch?més doivent être pris en compte dans le calcul des droits à majoration pour heures supplémentaires, mais pas pour le calcul des repos compensateurs obligatoires. C??est un niveau de détail que peu de salariés regardent, mais qui impacte la paie réelle à l??année.

Temps plein, temps partiel, forfait jours: comment les jours fériés affectent vraiment votre salaire

Un même jour férié n??a pas le même effet sur la paie d??un cadre au forfait jours, d??un employé à temps partiel choisi et d??un vendeur dont le temps partiel cache en réalité des besoins à temps plein de l??employeur. Les règles de base sont les mêmes, mais les conséquences concrètes sur la paie et sur les compteurs de temps diffèrent.

Salarié à temps plein mensualisé

Pour un salarié à temps plein en CDI soumis à la durée légale de 35 heures, la mensualisation lisse la paie sur l??année. Un jour férié ch?mé ne baisse pas la rémunération, un jour férié travaillé est payé comme un jour normal, sauf 1er mai. Les logiciels de paie intègrent des règles standard: un jour férié ch?mé est renseigné dans la rubrique « absences payées » ou « jours fériés ch?més », sans réduction du brut.

La difficulté se situe davantage sur les heures supplémentaires et les primes variables. Si une prime de présence ou de performance est calculée sur le nombre de jours travaillés, les jours fériés ch?més peuvent être neutralisés ou comptés comme jours travaillés, selon l??accord interne. Une lecture attentive de l??accord d??entreprise s??impose pour vérifier si le jour férié ch?mé n??a pas un effet caché sur d??autres éléments de paie.

Salarié à temps partiel

Pour un temps partiel, la règle des 3 mois d??ancienneté pour le maintien de salaire sur les jours fériés ch?més s??applique de la même façon. La différence se joue sur le planning. Si le jour férié tombe un jour o? le salarié ne travaille jamais, aucun maintien de salaire n??intervient. Fortify et Factorial insistent sur ce point: un jour férié n??a d??effet que si le planning prévoyait du travail ce jour-là.

Exemple concret: une vendeuse travaille tous les lundis, mardis et mercredis, mais jamais les jeudis et vendredis. L??Ascension tombe un jeudi, le 8 mai un vendredi. Aucun impact sur sa paie, même avec 5 ans d??ancienneté. En revanche, si Noël tombe un mardi, jour normalement travaillé, elle doit recevoir une indemnisation correspondant à son temps habituel de travail du mardi. L??oubli est fréquent dans les commerces o? les plannings bougent souvent.

Cadres au forfait jours

Les cadres au forfait jours ne raisonnent pas en heures mais en jours travaillés sur l??année. Adequasys et Baker Tilly rappellent que les jours fériés ch?més ne sont pas comptés comme jours de travail dans le forfait. Le salarié ne doit pas se voir retirer un jour sur son compteur de forfait jours quand l??entreprise ferme pour un jour férié légal.

Si l??entreprise ferme et impose de poser un jour de congé payé pour un jour férié, la pratique est discutable. Les textes et la jurisprudence tendent à considérer qu??un jour férié ch?mé ne peut pas être imputé sur les congés payés, sauf accord spécifique et sous réserve de la légalité de cet accord. Sur le terrain, ce sujet revient régulièrement dans les négociations d??accords cadres, avec des redressements possibles lors de contr?les URSSAF ou d??inspection du travail.

Intérim, intermittents, saisonniers, travail à domicile: les régimes à part souvent oubliés

Les règles sur les jours fériés ne s??appliquent pas de la même manière aux intérimaires, intermittents, travailleurs à domicile et certains saisonniers. Ces catégories apparaissent explicitement dans les textes et sur Service-public.fr.

Les salariés travaillant à domicile, les intermittents du spectacle et certains temporaires ne bénéficient pas du maintien de salaire légal de droit commun pour les jours fériés ch?més. Leurs droits dépendent surtout des accords sectoriels et des contrats. La fiche Service-public sur les jours fériés dans le secteur privé, complétée par le Code du travail numérique, mentionne cette exclusion.

Pour les intérimaires, la réalité passe par l??agence. Adecco, sur son site, précise que le 1er mai est payé double pour les intérimaires travaillant ce jour-là, au même titre que pour les salariés permanents, et que la majoration de 100 % s??applique aussi. Pour les autres jours fériés, la rémunération suit la mission telle que prévue par l??entreprise utilisatrice, sous réserve des normes de la convention collective de cette entreprise et des usages.

Les saisonniers bénéficient de la règle des 3 mois d??ancienneté pour le maintien de salaire sur les jours fériés ch?més si leur ancienneté dans l??entreprise atteint ce seuil, même si leurs contrats sont fractionnés sur l??année. Fortify rappelle que ces salariés peuvent bénéficier de règles plus favorables si un accord de branche le prévoit, par exemple dans l??agriculture ou le tourisme.

La clé, pour ces catégories, reste de comparer la fiche de paie au contrat et à la convention collective, puis aux règles publiées sur les sites officiels. Beaucoup d??erreurs viennent de la transposition automatique de règles « salarié classique CDI » à des contrats qui n??ont rien de classique.

Ponts, week-ends prolongés et jours de repos: ce que l??employeur peut imposer, ce qui doit être payé

Les jours fériés glissent souvent vers des ponts, quand l??entreprise ferme le vendredi entre un jeudi férié et le week-end, ou le lundi entre un week-end et un mardi férié. Service-public.fr consacre une fiche spécifique aux « Ponts, week-ends prolongés ». Le principe est simple: un pont n??est pas un droit, c??est un choix de l??employeur ou le fruit d??un accord collectif.

Trois cas se rencontrent le plus souvent:

    • l??employeur ferme l??entreprise et accorde un repos payé sans imputer de congés. La paie ne bouge pas. C??est un avantage réel accordé par l??entreprise;
    • l??employeur ferme et impute la journée de pont sur les congés payés. Le salarié voit un jour de congé en moins sur son compteur, la paie ne baisse pas, mais le capital congés fond plus vite;
    • l??employeur demande de récupérer les heures en amont ou en aval, par exemple 2 heures de plus par jour pendant une semaine pour compenser le vendredi de pont. Le ministère du Travail indique que cela doit se faire dans un cadre précis, avec un accord collectif ou une décision unilatérale après consultation des représentants du personnel.

La journée de solidarité, souvent calée sur un lundi de Pentec?te, ne relève pas des jours fériés au sens strict. Combo rappelle que les heures travaillées ce jour-là ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires. Elles ne donnent pas lieu à majoration de salaire pour le salarié, sauf accord d??entreprise plus favorable, même si l??entreprise choisit le lundi de Pentec?te comme support de cette journée de solidarité.

Dans la pratique, beaucoup de salariés confondent pont payé, jour férié légal, journée de solidarité et RTT imposée. Pour comprendre le bulletin de salaire, il faut regarder trois colonnes: l??intitulé de l??absence, le compteur de congés/RTT et le brut. Un pont payé sans congé posé doit laisser le compteur congés inchangé.

Comment lire votre bulletin de paie un mois avec jours fériés: vérifications concrètes

Un mois avec deux ou trois jours fériés est un bon test de solidité pour la paie de l??entreprise. Plusieurs sites RH comme Baker Tilly, Factorial, Adequasys et Compta Online publient des exemples chiffrés que l??on peut transposer facilement. La vérification se fait en plusieurs étapes.

Close-up of a French payslip and calculator on a desk
Photo : Mikhail Nilov / Pexels

1. Repérer les jours fériés du mois

Service-public.fr et des sites comme Paybee ou Baker Tilly publient chaque année le calendrier des fériés. Pour 2026 par exemple, le 1er janvier tombera un jeudi, le lundi de Pâques le 6 avril, le 1er mai un vendredi, le 8 mai un vendredi, etc. Avant de vérifier la paie, il faut lister les fériés qui tombent des jours o? le salarié travaille habituellement.

2. Identifier dans le bulletin les lignes « jours fériés ch?més » ou équivalentes

Sur le bulletin, les jours fériés ch?més apparaissent souvent dans une rubrique « Absences rémunérées », « Fériés payés » ou « Jours fériés ch?més ». Le nombre d??heures indicatif doit correspondre au temps qui aurait été travaillé ce jour-là. Pour un salarié à 35 heures réparties sur 5 jours, un férié ch?mé devrait afficher 7 heures, même si l??entreprise ne détaille pas le temps par jour dans le contrat.

Si aucune ligne ne mentionne les jours fériés, mais que le brut reste strictement identique à un mois sans fériés et que la répartition des jours ne pénalise pas le salarié, il est possible que la paie soit lissée sans détail. L??analyse se fait alors sur l??année, pour voir si le volume total de travail et de rémunération reste cohérent par rapport au contrat.

3. Repérer une éventuelle majoration pour jour férié travaillé

Si la convention collective prévoit une majoration pour les jours fériés travaillés, des lignes du type « Majoration fériés 50 % » ou « Heures fériés majorées » doivent apparaître. L??absence de ces lignes alors que vous avez travaillé un jour férié et que la convention les prévoit est un signal d??alerte. Les sites comme Juritravail, Combo et la CFDT invitent les salariés à confronter le bulletin aux textes de leur convention quand ils travaillent les jours fériés.

4. Vérifier le traitement du 1er mai

Pour le 1er mai travaillé, deux lignes doivent apparaître: salaire normal du jour et indemnité équivalente. Les fiches de Compta Online et d??Adequasys décrivent ce schéma. Si seule la première ligne existe, l??employeur n??a pas appliqué la majoration de 100 %. Dans ce cas, la régularisation doit couvrir les 6 dernières années en cas de réclamation, car les salaires se prescrivent sur cette durée.

Conclusion: connaître ses droits pour peser vraiment dans la négociation

Les jours fériés ne sont pas un détail folklorique du calendrier. Ils orientent des centaines d??euros par an sur une fiche de paie, parfois bien plus pour ceux qui travaillent régulièrement les week-ends et l

HR team reviewing employment contract and payroll rules
Photo : Kampus Production / Pexels

es jours fériés. Le droit français protège fortement le 1er mai, impose un maintien de salaire pour les fériés ch?més dès 3 mois d??ancienneté, et laisse le reste au dialogue social. Les conventions collectives jouent alors un r?le clé.

Le réflexe le plus utile reste très direct: croiser trois sources. D??abord les fiches de Service-public.fr ou du ministère du Travail pour les règles de base. Ensuite votre convention collective, accessible sur Légifrance ou via l??intranet RH. Enfin votre bulletin de salaire sur un mois chargé en fériés. Tant que ces trois éléments racontent la même histoire, vous pouvez considérer que votre rémunération des jours fériés tient la route.

Dès que l??un des trois déraille, la discussion n??est plus une impression ou un « on a toujours fait comme ça », mais une question de droit. Et dans ce domaine, l??arbitre ne se trouve ni dans les habitudes, ni dans les usages brumeux, mais dans le Code du travail et les textes signés. Connaître la règle, c??est souvent ce qui transforme un jour férié travaillé « comme un autre » en journée payée double ou en repos réel, noir sur blanc sur le bulletin.

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Moi c'est Samuel, je suis diplômé dans les ressources humaines et j'ai travaillé des dizaines d'années. J'ai créé ce blog pour vous aider à avancer dans la vie professionnelle et dans la vie privée !

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